Depuis des années, la ville de Khouribga semblait complètement abandonnée à son sort, et de grands projets qui ont pompé des milliards traînaient au fil des années, d’un conseil élu a un autre. De même les espaces verts et les places publiques sont inexistants, le revêtement des chaussées dont on parlait à chaque occasion en annonçant des milliards n’existe que sur le papier, les opérations de sous traitance dont celle de nettoiement ne répondent que rarement et par occasion aux règles en vigueur etc... D’ailleurs en passant à travers la région par Fkih Ben Saleh, Kasbet Tadla et même Azilal, les Khouribguis jugent la différence avec le changement radical de ces centres urbains qui se développent au quotidien. Il a fallu donc ,après des années, attendre l’intervention directe et efficace du gouverneur de la province, M. Sabri pour donner espoir à cette ville, à ses habitants qui ne savaient à quel saint se vouer. Doit-on rappeler que le rôle de nos élus ne doit pas se limiter aux autorisations de construire, à l’acte de naissance, aux impôts aux taxes, à la légalisation des documents, au marché de gros, au fameux festival du cinéma africain etc.…

Aujourd’hui et plus que jamais la ville de Khouribga, grâce à cette volonté des autorités locales ,est en plein chantier. Les responsables semblent conscients de la situation,et les citoyens sont fiers de voir leur ville bouger dans le bon sens. Plusieurs établissements apportent leur soutien notamment financier pour contribuer au succès des différents programmes socio économiques.
Le rôle de nos élus est donc de réfléchir, de se concentrer sur une politique de mobilité produisant des solutions aux problèmes que vivent au quotidien les citoyens et anticiper, ainsi l’avenir. Il est du devoir de nos élus d’avoir une vision claire sur les actions à entreprendre, de réfléchir sur la commune de demain, sur la gestion efficace des affaires des citoyens. Allez y voir dans ce sens, l’état catastrophique du premier arrondissement urbain (Avenue des FAR) et dans quelles conditions travaillent les gens, et comment les citoyens sont servis. De même les espaces verts abandonnés devant le bâtiment ou siègent nos élus et le complexe culturel que gère ces derniers ne sont que deux exemples vivants démontrant le sens inverse de la gestion de la chose locale!…

L’assainissement liquide verra la réalisation d’un important projet déjà en cours au profit du centre urbain de Khouribga et la commune rurale d’Ouled Abdoune. D’un coût de 400 millions de dirhams, il est situé à proximité de la ville de Khouribga et vise la protection du milieu naturel et particulièrement la nappe phréatique, l’amélioration des conditions sanitaires des populations et aussi la réalisation des eaux épurées à des fins industrielles. Ce projet d’une grande importance comporte deux composantes.

La première comporte la réalisation d’un canal principal de collecte d’une longueur de 20 kilomètres, dont six en galerie avec une profondeur de huit mètres, la réhabilitation, le renforcement et l’extension de quarante kilomètres du réseau des eaux usées et pluviales, la mise en place d’une station de pompage et de relevage des eaux au niveau du pont Assa et le renouvellement des équipements des deux stations de pompage des eaux pluviales des deux ponts des boulevards Roudani et Moulay Youssef . Cette tranche du projet verra la participation financière des établissements ONEP-OCP.

La seconde composante se rapporte à une station d’épuration qui nécessite une enveloppe de 200 millions de dirhams confiée au groupe OCP. Cette unité de type «boues activées», répond aux normes internationales en matière de préservation de l’environnement. La partie eau est fonctionnelle dés que la mise en service des équipements de la partie boue prévue dans quelques semaines. La station permettra d’une part, la réalisation des eaux pour le traitement industriel du minerai phosphatier et l’arrosage des espaces verts et d’autre part l’épuration de cinq millions de m3 d’eau.

Par ailleurs, le programme comporte un autre projet d’assainissement solide en cours d’étude pour servir un ensemble de communes relevant de la province. Il consiste en l’aménagement de quatre décharges contrôlées.
Le programme routier est d’une grande importance à travers l’aménagement des voies pénétrantes de la ville et de ses principaux boulevards et la construction d’un passage sous voie. L’objectif est de rendre plus fluide la circulation dans une ville qui a vu son parc automobile augmenter considérablement au fil des années ou plutôt des mois. Il est prévu une enveloppe de plus de 84 millions de dirhams repartie ainsi : 12 millions serviront à l’aménagement de la traversée de la ville sur une distance de plus de quatre kilomètres et à l’aménagement de deux giratoires.
En outre, les principaux boulevards de la ville de Khouribga, enregistrent d’importants travaux de réaménagement. En effet, la voirie du boulevard Moulay Youssef ( entrée principale de la ville), a été aménagée sur une distance de plus d’un kilomètre et elle a nécessité une enveloppe de dix millions de dirhams.

Le programme compte également l’aménagement de la voirie du boulevard Mohammed VI, traversant la ville en diagonale sur une distance de quatre kilomètres déjà réalisée. On compte également les travaux de dallage et de carrelage du même boulevard pour un coût de 25 millions de dirhams, l’élargissement et le développement de la voie des boulevards Moulay Driss Premier et Ben Amir sur une distance de plus de deux kilomètres pour une enveloppe de 16 millions de dirhams débloquée par la DGCL (Direction générale des collectivités locales) et la commune urbaine. Il est prévu de même la réalisation d’un troisième passage sous voie ferrée connue sous «Assa», d’un coût de 21 millions de dirhams financée par l’INDH, l’OCP, l’ONCF, la DGCL et la commune urbaine. L’objectif de ce projet en cours de réalisation est de réduire la pression de circulation au niveau du centre de la ville et des deux passages sous voie ferrée existant.

Verdure et éclairage
Un important programme de mise à niveau urbain, d’un coût de plus de 31 millions de dirhams, a été lancé pour combler le déficit que connaît toute la ville dans plusieurs domaines. Il est prévu 20 millions de dirhams pour le renforcement et l’extension du réseau d’éclairage public, 5 millions de dirhams dont 4 débloqués par la DGCL sont alloués aux travaux d’aménagement des places publiques ( places de la poste, de Bir Anzarane, de la Palestine, devanture de l’hôtel de ville), plus de 2 millions de dirhams serviront pour l’aménagement d’un jardin public sur une superficie des deux hectares environ et enfin plus de 2 millions de dirhams pour rendre agréable les espaces verts du boulevard Mohammed V.
Soulignons que les villes de Oued-Zem et Bejaad sont également concernées par ce programme de mise à niveau qui prévoit d’importants projets que nous aurons l’occasion de traiter dans nos prochaines éditions.

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